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6 étapes pour concevoir un scénario – ÉTAPE 2

Publié par Kanata le 25 mars 2012
Ceci est l'article 4 sur 9 de la série 6 étapes pour concevoir un scénario

L’étape 2 – Bâtir le récit (les fondations) (1s)

Pour commencer, il faut définir le protagoniste et les nœuds dramatiques. Le protagoniste parce qu’il est le personnage avec le plus de conflit, les nœuds dramatiques, parce qu’ils sont en rapport avec les obstacles du protagoniste. Cet article fera abondement appel au vocabulaire et à la structure propres à la dramaturgie. Je vous invite à utiliser le lexique en court de route.

 

Lister les éléments principaux du récit : Lire la suite de cet article »

6 étapes pour concevoir un scénario – ÉTAPE 1

Publié par Kanata le 22 mars 2012
Ceci est l'article 3 sur 9 de la série 6 étapes pour concevoir un scénario

L’étape 1 – Faites-vous votre cinéma (le plan) (≠∞)

Osez ! Il faut se lâcher, même si cela paraît « trop gros ». Les idées les plus extravagantes peuvent être source de la meilleure inspiration. (Il sera temps plus tard de songer néanmoins à un certain équilibre dans le récit, être dans l’excès tout le temps finirait par lasser le spectateur.) Faites-vous votre film, littéralement ! Voyez des scènes, visualisez vos personnages, vivez des moments forts, entendez des dialogues qui accrochent…

Vous allez maintenant devoir sortir toute la quintessence de ce tourbillon d’idées. Réfléchissez avant d’écrire quoi que ce soit, sinon vous serez poussé uniquement par votre inconscient. Je sais que je brise l’artiste en vous en disant cela, mais sans réflexion, il n’y aura pas de récit cohérent, fort, et… compréhensible par les autres. Alors à moins que vous ne vouliez écrire que pour vous (et dans ce cas, la scénarisation n’est sans doute pas le bon choix), remettez l’hémisphère droit de votre cerveau sous contrôle, et basculez sur le gauche (vous pourrez relâcher la bride du côté droit plus tard…)

Sachez ce que vous racontez, ne vous dispersez pas. Vous êtes peut-être un génie, moi pas… Quand je me lance dans un projet, je dois l’exprimer clairement. J’ai des tas d’idées qui me viennent en tête, pleins de choses qui me motivent et que je voudrais explorer. Le plus dur est de n’en conserver qu’une et une seule qui sera LA ligne directrice du récit. LE point de départ de l’aventure et à partir duquel tout va se construire sans parasitage. Si vous avez beaucoup à dire, faites-le dans plusieurs récits, n’essayez pas de tout faire tenir dans un seul, vous y perdriez votre spectateur. En clair : choisissez vos batailles ! Trouver la bonne idée n’est pas toujours la partie le plus facile (contrairement aux idées reçues justement), mais c’est la plus amusante, alors profitez-en : explorez, triez, jetez… à la fin, il ne peut en rester qu’une. (Ça , c’est LE concept de base de « Highlander ».)

Prendre le temps de décanter le concept, le sujet, l’idée de base, afin qu’elle :

  • Soit facile à comprendre
  • Puisse tenir en une phrase ou deux
  • Soit provocatrice/intéressante/accrocheuse
  • Ait du caractère et du conflit
  • Soit unique, mais avec des éléments familiers

 En résumé Lire la suite de cet article »

Where do you get your ideas?

Publié par Kanata le 16 mars 2011

J’ai laissé le titre en anglais, car c’est ainsi que la question me fut posée. Mon interlocutrice était germano-russe, mais comme son français est aussi bon que mon allemand et mon russe réunis – soit un bon gros total d’une vingtaine de mots et phrases toutes faites – c’est en anglais qu’elle me demanda « Où trouves-tu tes idées ?»

Ce n’est pas la première fois qu’on me pose la question, mais en général j’élude avec « l’inspiration, cette mystérieuse déesse… Allez savoir… » sans rentrer dans les détails. Mais là, peut-être parce que je ne m’attendais pas à la question (après tout je ne crie pas sur les toits que j’écris, encore moins avec mes collègues étrangers) ou parce qu’elle m’était posée en anglais, mais toujours est-il que j’ai répondu : « en courant ».

Eh oui, force est de constater : la plupart de mes idées me viennent quand je cours (ou marche, faut pas être non plus trop théâtral). Je ne parle pas du développement d’une histoire, dont la trame prend forme en général dans le confort de mon bureau ou la douce torpeur des transports, mais des idées de bases. Ces déclencheurs, véritablement chocs électriques, qui font naître un concept qu’il faudra ensuite nourrir. Ça peut être une scène forte, un dialogue percutant, ou un personnage charismatique, peu importe, mais ça commence presque toujours en courant…

Alors, ce n’est pas glorieux c’est certain, mais du coup, on peut dire que j’écris avec mes pieds !