Aujourd’hui : cours de vocabulaire (sinon vous ne pourrez pas suivre la suite…) Je vous surligne en jaune les points importants à retenir.

Diffamation : [source = wikipedia]

« La diffamation est un concept juridique désignant le fait de tenir des propos portant atteinte à l’honneur d’une personne physique ou morale. La plupart du temps, il ne peut y avoir de diffamation que si l’accusation est appuyée par des contre-vérités.  »

en droit international :

L’article 17 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966 édicte:

  1. Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, li d’atteintes illégales à son honneur et à sa réputation.
  2. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

en droit canadien : (désolé, ça me concerne)

Le libelle diffamatoire se définit comme « une matière publiée sans justification ni excuse légitime et de nature à nuire à la réputation de quelqu’un en l’exposant à la haine, au mépris ou au ridicule, ou destinée à outrager la personne contre qui elle est publiée ». L’accusé peut opposer comme défense que la publication de la matière diffamatoire a été faite pour le bien public et que celle-ci était vraie.

en droit français:

[…]

Le droit de réponse est aussi une possibilité offerte au plaignant, qui s’avère dans certains cas plus adapté.

L’exception de vérité et la bonne foi en droit de la presse sont parmi les moyens de défense au fond, pour le directeur de la publication et le journaliste visés.

« Si les imputations diffamatoires sont réputées faites dans l’intention de nuire, le prévenu peut cependant justifier de sa bonne foi et doit, à cette fin, établir qu’il poursuivait, en diffusant les propos incriminés, un but légitime exclusif de toute animosité personnelle, qu’il a conservé dans l’expression une suffisante prudence et qu’il avait en sa possession des éléments lui permettant de s’exprimer comme il l’a fait », […]

 

Intimidation: [Source = wikipedia & wiktionnaire]

L’intimidation est un comportement intentionnel causant psychologiquement la peur d’être blessé à un individu. Il n’est pas nécessairement prouvé que le comportement soit assez violent pour causer une peur ou que la victime soit effrayée.

Action d’intimider =>Troubler quelqu’un en lui causant de la crainte, de l’appréhension.

 

Liberté d’expression : [Source = wikipedia]

La liberté d’opinion et d’expression est l’une des premières libertés politiques et plus généralement libertés fondamentales.

Elle va de pair avec la liberté d’information et plus spécifiquement la liberté de la presse, qui est la liberté pour un propriétaire de journal de dire ou de taire ce que bon lui semble dans son journal, sous réserve d’en répondre devant les tribunaux en cas de diffamation ou calomnie. La calomnie et la diffamation étant là aussi, les restrictions imposées à la notion de liberté d’expression pour toute parole publique, comme pour l’incitation à la haine et au meurtre.

Son antithèse est la censure.

[…]

De même, aux articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 :

« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. »

— Article 10, proposé par Louis de Castellane (1758-1837, emprisonné sous la Terreur) et Jean-Baptiste Gobel (1727 – mort guillotiné le 13 avril 1794)

« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »

— Article 11, proposé par le duc Louis-Alexandre de La Rochefoucauld d’Enville (1743 – tué le 4 septembre 1792 par des volontaires qui faisaient la chasse aux aristocrates)

 

 Petit jeu du samedi matin : Pouvez-vous trouver l’intrus parmi ces 3 locutions ?