Ceci est l'article 5 sur 6 de la série Corriger un roman en 4 temps, 8 mouvements

Que ce soit pour une publication sur un webzine, dans un fanzine, un recueil, en ebook, ou en bon vieux livre papier, je vous souhaite d’arriver à ce dernier jet.

 

Les ajustements éditoriaux

Que ce soit la taille, certains passages, certains personnages, ou simplement des corrections que vous auriez manqués, vous recevrez quelques consignes professionnelles. Soyez à l’écoute, il y a beaucoup à apprendre, surtout si c’est votre première fois. Un bon professionnel devrait discuter avec vous de votre texte, ne vous braquez pas, soyez réceptif. Vous connaissez votre texte mieux que lui, certes, mais il sait mieux que vous comment le vendre… À vous de voir…

Dans le cas de Nikos, on ne saura probablement jamais ce qui s’est réellement passé. S’est-il braqué et opposé au moindre changement de la part de son éditeur, Mich FALLEON ? (peu probable, vu que sans même critiquer le style et le verbe de Nikos, il y avait, comme nous l’avons vu, de simples erreurs objectives à corriger, rien qui justifie un refus, au contraire). Ou bien Mich était-il malade, pressé, peu enclin à faire relire le manuscrit par un comité de lecture ou des correcteurs professionnels ? A-t-il signé le B.A.T (Bon à tirer) sous la menace ? Mystère… Mais normalement, vous serez soumis à une relecture scrupuleuse et quelques ajustements, contrairement à Nikos.

Dernière relecture corrective

Après les ajustements éditoriaux effectués – qui ont pu jouer sur tous les fronts du texte –, il est capital de faire une dernière passe de relecture corrective du fond et de la forme. En effet, les petits ajustements ont pu changer la dynamique de certaines scènes, supprimer des objets utilisés ensuite, changer le temps, le genre ou le nombre de certains sujets… Bref, il est de bon augure de corriger les corrections et s’assurer que le tout est bien cohérent dans sa version finale. — Qui sait ? Peut-être que le roman de Nikos est victime d’avoir simplement manqué cette phase ? Il était tout bien ficelé, corrigé, ajusté… Mais personne n’a fait une dernière relecture alors qu’un malencontreux coller/copier avait remplacé la version finale par le premier jet…

Mon avis de lecteur :

Je m’attends à ce que l’éditeur ait recadré les éventuels manques de l’auteur de manière à ce que le produit fini soit exempt de fautes grossières. Je vais tout de même débourser autour de 20€ pour une première édition. Que l’histoire ou le style ne me plaisent pas, c’est le jeu, mais qu’il y ait des fautes et du travail à moitié finit ? Non !

Mon avis d’auteur :

Certes, après tant d’efforts, on a envie de crier « touche pas à mon texte ! » à la moindre idée de changement. Mais il faut savoir rester humble. Si vous êtes arrivé là, vous ne devriez pas avoir besoin de défendre votre texte, il se défendra de lui-même. 😉

On se retrouve pour la conclusion de cette série dans le prochain article.

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