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10 étapes pour concevoir un roman de fiction – ÉTAPE 3

Publié par Kanata le 17 mai 2011
Ceci est l'article 4 sur 12 de la série 10 étapes pour concevoir un roman de fiction

L’étape 3 – La 4e de couverture (de conception) (1h)

On commence donc à bâtir brique par brique… En reprenant l’accroche et l’approche de l’étape précédente, il faut maintenant développer un paragraphe complet pour résumer l’histoire. Pour se faire, il faut intégrer du CONFLIT. C’est très important le conflit, c’est ce qui fait vivre un récit. Il devrait toujours y en avoir dans une scène ou un chapitre, que ce soit un problème à résoudre, une tuile pour le héros, un désaccord entre personnages, ou autre : bâtissez sur le conflit, c’est le ciment des histoires.

Idéalement, vous étofferez la phrase de l’accroche en un paragraphe qui sera lui-même composé de 5 phrases. Pourquoi 5, me direz-vous ? Eh bien, parce qu’il est temps de rencontrer les méandres du storytelling 101 et la raison pour laquelle cette méthode est ciblée pour les romans de fiction.

Storytelling 101

Quèsaco ? En bon français j’imagine que cela donnerait « Les bases de l’art pour raconter une histoire ». Le « 101 » est dû à la codification des cours en Amérique du Nord, le premier chiffre représente le niveau du cours et les deux seconds la leçon. Donc Niveau 1, leçon 01 (101) représente toujours le B-A-BA d’une discipline.

Loin de moi l’idée de vous faire un cours magistral sur la chose, je ne suis d’ailleurs pas habilité à le faire. Mais je vais dans la suite de cet article utiliser quelques structures classiques en rapport avec ce que j’utilise pour mes propres écrits. Mes sources sont pour la plupart anglo-saxonnes (et basées sur la scénarisation), si vous avez des équivalents francophones et plus généraux du point de vue littéraire, n’hésitez pas à partager.

Si le sujet vous intéresse, la plus grande partie de mon expérience vient d’ouvrages d’écriture scénaristique américains que voici :

Deux structures de base

ATTENTION ! J’entretiens moi-même une relation haine/amour très étroite avec ce qui suit. Je ne suis pas un fervent défenseur de suivre ces structures aveuglément (écrire de la fiction, pour moi, reste un acte créatif, et l’histoire une entité à part entière qui peut et doit imposer ses besoins à son auteur… N’empêche qu’il faut bien commencer quelque part). Je ne suis cependant pas non plus du camp de ceux qui relèguent le tout aux ordures sous couvert de « l’art est maître » et bafouent sciemment chacune des « règles ». En toute honnêteté j’ai lu bien plus d’excellents bouquins et vu de très bons films suivant ces règles plutôt qu’essayant de les saper toutes. Quant aux chefs d’œuvres, ils sont le travail de génies qui arrivent à jouer avec les règles (mais jamais en les bafouant toutes…) et comme il y en a un ou deux par générations, je crois qu’on peut convenir qu’ils ne sont pas concernés par ce débat 😉

Pour nous auteurs en herbe – quel que soit notre âge – la chose est assez incontournable, même si personnellement, en cas de conflit majeur, je suivrais toujours la voie de la création. De plus vous savez quoi ? Ces structures ne sont que le résultat de longues réflexions et observations d’histoires existantes et force et de constater : ça colle pas mal, et si bien souvent je bouge une scène de place pour « respecter le schéma »… comme par hasard, le récit coule en général bien mieux…

Rebelle ! Suis un brin de sagesse : avant de bafouer les règles, assure-toi de les avoir comprises et maîtriser. Ton acte n’en aura que plus de valeur…

La structure en 3 actes

Ou l’archétype des scénarios américains… (Bon, c’est grec quand même à la base, un modèle d’Aristote pour le théâtre, faudrait pas que nos cousins d’Amérique se l’approprient.) Je vous le dis tout de suite, c’est celle-ci qui me fait frémir. Mais ne la rejetez pas avant de l’avoir testée ! Apprenez à la connaître avant de la décrier, des bestsellers sortent toutes les semaines en suivant cette structure. He oui, je sais que « bestsellers » n’est pas forcément équivalent de « grand art »… hum… hum… surtout dans l’édition française dernièrement… Mais là je suis à l’aise avec mes choix : je fais du roman populaire, pas du Goncourt !

Bref la structure en 3 actes c’est Début -> Milieu -> Fin avec un tournant décisif entre chaque. Pour un roman, on préfère parler en « écueils » plutôt que « tournants » car nous n’avons aucun artifice visuel ou acoustique pour dynamiser le Milieu qui est plus long, et on ajoute donc en général un écueil au milieu du second acte. N’oubliez pas, écueil, blocage, obstacle, éléments perturbateurs, déclencheurs ou choix, appelez cela comme vous voulez, mais il faut bâtir sur du CONFLIT .

 La structure « 3 écueils et une fin »

Les transitions sont moins marquées, il n’y a pas « d’actes » à proprement parler, mais toujours du CONFLIT !

L’idée est ici d’être progressif (donc environ 25% du récit pour chaque étape) et de développer à chaque fois la venue du prochain problème (ou écueil) et ce jusqu’à la résolution finale. On voit donc bien que le conflit fait avancer l’histoire. D’ailleurs, si le premier écueil peut être fortuit, les suivants devraient découler des actions des personnages eux-mêmes qui en essayant de progresser enveniment les choses. Éviter les interventions divines après le premier écueil, le restant du conflit devrait se construire par la trame et les actions de vos personnages.

 Le paragraphe

  1. 1 phrase de présentation et mise en place du récit
  2. 1 phrase pour l’écueil 1
  3. 1 phrase pour l’écueil 2
  4. 1 phrase pour l’écueil 3
  5. 1 phrase pour conter la fin

Soit le fameux total de 5 phrases.

Avec ce paragraphe, vous avez maintenant une idée générale du roman. Rappelez-vous, 1 paragraphe de 5 phrases… normalement cela ne devrez pas vous donner des masses de détails, ce n’est pas le but, donc essayez de ne pas y passer beaucoup plus d’une heure.

Encore une fois : inutile d’analyser à outrance, laissez-vous guider, cela devrez être plaisant comme exercice, vous mettez juste vos idées sur papier pour le moment. Pas besoin pour ce paragraphe d’être parfait, vous aurez l’occasion d’y retourner et de le peaufiner au fur et à mesure que l’histoire prendra forme dans les étapes suivantes. TOUJOURS revenir en arrière et modifier les étapes précédentes quand une idée change ou s’affine. (Par exemple, écrire ce paragraphe peut avoir quelque peu ébranlé votre certitude sur l’accroche de l’étape 2… Pas d’hésitation, modifiez-la pour refléter votre nouvelle approche). Lire la suite de cet article »

10 étapes pour concevoir un roman de fiction – ÉTAPE 2

Publié par Kanata le 14 mai 2011
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L’étape 2 – L’accroche (de conception) (1h)

Cette étape consiste à ressortir la quintessence de l’histoire. Le but de l’exercice est d’arriver à produire UNE phrase, la plus courte possible, et qui soit le cœur du roman.

Pas de fioriture, il faut faire dépouillé et avec un vocabulaire simple. Bien sûr vous allez penser « Mais c’est impossible, il se passe trop de choses dans mon histoire, il y a plein de personnages, d’intrigues imbriquées, de croisements… »

C’est bien de penser déjà à une structure complexe, bravo ! N’empêche… passez donc une heure à ramener le tout à l’essentiel. Ce sera non seulement salvateur, mais aussi la première étape de votre fondation ! Allez, je ne suis pas méchant je vous donne un truc :

Il faut lier ensemble l’aspect global et personnel. Pour cela il va falloir déterminer :

  1. Quel personnage a le plus à perdre dans votre histoire
  2. Qu’est-ce que ce personnage a à gagner
  3. Quelle est l’action qui lie les deux

À ce stade, inutile d’utiliser des noms pour vos personnages, car ils ne sont pas nécessairement déjà bien arrêtés. Évidemment s’il s’agit d’une suite, vous pouvez alors les identifier par leurs noms. Lire la suite de cet article »

10 étapes pour concevoir un roman de fiction – ÉTAPE 1

Publié par Kanata le 12 mai 2011
Ceci est l'article 2 sur 12 de la série 10 étapes pour concevoir un roman de fiction

L’étape 1 – Ruminer (≠∞)

Ha ! J’aime cette étape, et pas seulement parce que c’est sans doute l’article le plus court de cette série 😉

C’est aussi la moins structurée et la plus viscérale, je suis certain que vous la vivrez tous et toutes différemment, car je pense que tous les auteurs ont des affinités bien personnelles avec ce « travail ».

Il s’agit de la phase où il est important de se laisser aller et de prendre du temps pour soi. Pas de stress, pas d’objectif autre que celui de laisser votre imagination agir. C’est le moment de trouver le thème profond de l’histoire, de « voir » les personnages, d’imaginer des scènes précises, d’articuler des bouts de dialogues, des situations… bref de rêver !

Pour moi c’est souvent une période emplie de musique et de course à pied, mais aussi d’acuité hyper sensible. Tout devient prétexte à écouter les discussions dans la rue, dévisager les personnes dans le métro, décortiquer les architectures, voir sous un autre angle tout ce qui nous entoure, et être dans la Lune. Certains voudront sans doute commencer à prendre des notes, de peur d’oublier des étincelles de génie. Faites-le si cela vous rassure, mais succinctement, sur papier (toujours un petit calepin dans la poche). À ce stade, on ne cherche pas le détail, on est plutôt en mode « brainstorming ». Le but est vraiment de se remuer les méninges, mélanger les idées les plus saugrenues, les confronter entre elles. Rien n’est absurde, il faut laisser sortir, c’est souvent dans ce mélange étrange que germent les perles rares.

Personnellement, je prends peu, voire pas de notes, durant cette période. J’aime ce jus primordial qui se forme et qui fait jaillir les idées les unes après les autres. Je l’entretiens, je le fais durer, je le passe et le repasse dans un tamis imaginaire. Au bout d’un moment, le cerveau fait son travail, les idées s’assemblent d’elles-mêmes, se classent, seules les plus percutantes restent en surface. Le liquide passe et il reste peu à peu une masse malléable de glaise informe qui n’attend plus qu’un sculpteur pour lui donner ses formes. C’est alors le moment de passer à l’étape 2

Note

Profitez-en pour trouver un titre à votre roman, histoire de lui donner une identité. N’allez pas chercher bien loin, c’est un « titre de travail » pour le moment. Pour la suite nous aurons donc en exemple, l’excellent « Et si je te sauvais ? » (Je vous avais prévenu pour le côté série B…)

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10 étapes pour concevoir un roman de fiction – PROLOGUE

Publié par Kanata le 12 mai 2011
Ceci est l'article 1 sur 12 de la série 10 étapes pour concevoir un roman de fiction

Sans faire de promesse précise, j’avais tout de même avancé l’idée de partager ma méthode en ce qui concerne la préparation d’un roman. Après y avoir consacré un peu de temps et débroussaillé mes notes – qui n’étaient compréhensibles que de moi seul –, je suis arrivé à un document hyper condensé de trois pages. Je vais donc développer ce document sous la forme d’une série de 12 articles :

  • Ce prologue qui va permettre de cadrer les choses
  • Les 10 étapes de la méthode dont chaque article donnera les détails
  • Un épilogue pour conclure le tout, mettre les annexes, références et documents

La structure n’est ni plus ni moins celle dîtes « du flocon » (dont le fondateur est crédité avec les autres sources m’ayant suivis au cours des années). Mais elle est tempérée, expliquée et surtout illustrée par ma propre pratique. Je ne suis pas un Gourou, je ne vous vends rien, c’est simplement du partage. Je suis parfaitement conscient que c’est un sujet brûlant dans le cercle des écrivains, ça tombe bien, je n’en suis pas un, moi… je suis juste auteur 😉

Commençons donc sans plus attendre avec le prologue :

L’estimation totale du temps à investir est de 125-175 h, au bout desquelles vous aurez un document de conception complet et un plan. Le gain de temps dans la phase d’écriture est lui inestimable, surtout si cet investissement fait la différence entre un projet abouti ou laissé à l’abandon… De plus, vous aurez tous les éléments pour la postproduction (prospection des éditeurs) sous la main.

Une « méthode » pour « structurer » la créativité ! Pour ou contre ?

Je n’ai pas honte de dire que j’ai fait partie des deux écoles. À mes débuts seules la créativité et l’inspiration pouvaient être mes guides. J’écrivais à l’envolée, à l’instinct, avec mes tripes et mon cœur et surtout pas avec ma tête. J’y arrivais, je me sentais libre, et si un type m’avait abordé pour me parler d’une « méthode » structurée de segmentation prenant des heures AVANT même d’écrire une ligne, je lui aurais ri au nez.

Aujourd’hui, je suis ce type… J’ai utilisé cette méthode pour mes trois derniers projets, et en toute honnêteté, ils n’auraient pas vu le jour sans elle ! Pourquoi ?

  1. Avant, j’avais le temps, et c’est là l’élément primordial ! Étudiant, sans-emploi, militaire, petits boulots… Bref, quand l’inspiration était là, le temps pour l’exploiter y était aussi, et hop tout était en phase : merveilleux ! Si c’est votre cas, profitez-en ! Cependant… continuez à suivre cette série, croyez-moi, il y a bien une étape ou deux qui vous seront utiles 😉 (là c’est l’expérience qui parle)
  2. Maintenant, je suis debout à 6:00, dehors à 6:25, au bureau à 7:40, dehors à 18:30 et de retour à la maison à 20:00… soit 14h par jour sans l’ombre d’une chance d’être créatif, même si l’inspiration était là… rajoutez la maintenance vitale (manger, se laver, faire un bisou à sa fille et échanger deux phrases avec sa femme) et ça nous laisse un créneau 21:00-23:00 pour « créer » ! Vous commencez à voir pourquoi je voulais optimiser ce temps « libre », être sûr de faire avancer les choses au lieu de sempiternellement perdre 1h à revenir en arrière raccorder les morceaux, 30 minutes à trouver l’inspiration et les dernières 30 minutes à écrire 10 lignes…
  3. Le bilan des premiers romans, avec le recul, n’est pas fameux : vite écris certes, mais médiocres. Si on les découpe en trois segments : le fond (l’histoire), la forme (le style écrit), et la structure (cohérence et dynamique du récit). Il est évident que le fond est bon (on garde), la forme est trop jeune (on persévère, rien à voir avec la conception), la structure est bancale (et là… ça a tout à voir avec la conception !) => soit 50% de la médiocrité qui peut être traitée en amont.
  4. La segmentation et l’approche pas-à-pas m’ont aidé à identifier, appréhender et avoir des marqueurs d’avancement précis. Très important pour ne pas perdre le fil quand on est justement perpétuellement soumis à des facteurs perturbant l’esprit créatif (boulot, transport, stress, intendance…) qui font perdre les idées ou nous sorte de cette zone d’inspiration indispensable pour assurer une cohérence à un texte dont l’écriture va s’étendre sur des semaines ou des mois.

Je ne force personne, je ne prêche pas si c’est bien ou pas, je comprends parfaitement que chacun puisse avoir sa propre façon de faire. Tout ce que je peux vous dire, c’est que je suis resté huit ans sans parvenir à achever un projet, noyé dans la stagnation, perdu dans les idées qui fusaient plus vite que ma capacité à les coucher sur papier, et il faut le dire; au final un peu dégouté par le manque de résultats. À contrario, en moins de trois ans j’ai fini deux romans et amorcé le troisième alors que j’étais dans une période tendue (retour en France, nouveau boulot, déménagements successifs, nouvelle maison…) La différence entre les deux? J’ai commencé à utiliser ma tête 😉

Les limites de cette méthode

  • Tout d’abord j’ai décidé, dès le titre, de la restreindre aux œuvres de fiction. Je ne suis pas convaincu du tout qu’elle puisse s’appliquer à de la biographie, du reportage, du guide pratique ou autre. Car…
  • Je ne suis pas un menteur, et comme j’écris moi-même de la fiction, je n’ai pas prétention de pouvoir extrapoler de la valeur ajoutée de cette méthode sur ce que je ne connais pas.
  • Je ne suis pas un mentor, je n’ai pas pour vocation d’imposer mes vues sur le sujet et de faire des généralités. Ce qui suivra est un simple partage d’expérience personnelle. C’est ce que vous ferez de cette information qui décidera de sa réelle valeur.
  • On parle bien ici des étapes de conception (au sens conception scénaristique), et non de création (l’écriture elle-même). À la fin de cette méthode, vous n’aurez pas encore écrit une seule ligne de votre roman… Étrangement, c’est l’un de ses intérêts : aucun impact sur votre style, votre « art », mais juste un outil pour structurer votre effort et faciliter la fluidité de votre création avec le temps – toujours trop court – qui nous est alloué lorsque l’on est simple auteur, et non pas écrivain…
  • Ni menteur ni mentor donc, mais toujours prêt à apprendre et m’améliorer. Donc, n’hésitez pas à commenter cette série d’articles avec VOS trucs et astuces et partager avec la communauté des auteurs anonymes 😛

La philosophie de cette méthode

Segmenter et affiner. C’est tout ce que vous devez retenir du principe de base. On découpe en petits bouts plus facilement ingérables la grosse portion qu’il y a dans notre assiette. On affine petit à petit l’image floue qui hante notre esprit. Si vous êtes plus familier avec les arts graphiques, c’est exactement comme pour créer un tableau : on dégrossit les zones, puis on repasse pour rajouter des couleurs, des traits, on détaille, on affine, jusqu’à l’image finale.

Cela permet d’être en progression constante et de minimiser les fastidieux retours en arrière (mais j’en étais où? Il faisait quoi déjà le héros dans le chapitre d’avant? Comment je voulais amener cette partie de l’intrigue déjà?…) en gardant des repères fiables.

Avertissement

Le document final et ses 10 étapes seront condensés au plus haut point, ce qui donnera des allures de méthodologie pointue, rigide et contraignante. Ne vous laissez pas avoir. Le but est d’aider à la conception, jamais de brimer la créativité. Je le répéterai souvent dans les articles, mais n’aurai pas la place de le faire dans le document final : Ne brimez jamais votre désir d’écrire ! Canalisez juste le montant d’énergie nécessaire pour vous aider à le faire mieux.

À vouloir être trop pointilleux, on tombe bien vite dans la facilité de reculer le moment de se lancer à l’eau. Surtout quand ce n’est plus un premier roman, et que l’on connaît l’horreur, l’angoisse, la fatigue et les doutes qui nous attendent pour écrire (c’est alors tentant de se complaire dans la phase de conception et de repousser inconsciemment la phase de création…) Lire la suite de cet article »