Phoebe, voici le premier livre d’Émilie. En fait une présentation de son monde imaginaire dans lequel le reste de ses aventures se passera.
Description
Volet d’ourverture de la saga « Émilie, Princesse du royaume des rêves », une petite série de contes pour enfant écrite en 2006-2007 pour inciter ma fille à lire par elle-même. Un genre très différent, dans lequel je ne suis pas à mon aise du tout, du coup j’ai coupé court après le quatrième épisode.
Les « textes à voix » comme leur nom l’indique, trouvent toute leur valeur lorsqu’ils sont parlés, et donc écoutés. Les liaisons, les élisions et leur rythme en général risquent de ne pas être retranscrits correctement par une simple lecture. C’est sans doute paradoxal pour un texte écrit, mais c’est aussi ce qui fait toute la force de la tradition orale et contée.
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Une désacralisation de la vision européenne des Amérindiens qui m’était venue déjà en tête en 1989 – ça ne rajeunit personne - lors d’un premier voyage au Québec. Mais finalement je l’ai écrit 20 ans plus tard en quittant Toronto.
Il est roux, il a des yeux verts et des taches de rousseur partout.
À le voir, on ne dirait pas qu’il descend du plus grand des manitous.
Il ne s’appelle pas « pluie des prairies » ni « loup vagabond » ni « petit d’homme »,
Comme ses parents aimaient l’acteur de « magnum », ils l’ont juste appelé Tom.
Ses ancêtres ont d’abord rencontré les Vikings, puis les Français.
Nombreux échanges commerciaux et personne ne fut massacré.
C’est les épidémies de nouvelles maladies qui les ont décimés,
Puis pires, la religion et la société qui les ont assimilés.
Tom a 20 ans aujourd’hui et il se prépare un sac à dos.
Il quitte la réserve et les siens pour des rivages plus beaux.
Il va être acteur ou rappeur, un de ces trucs qui rapportent plein d’argent.
Tout pour ne pas finir pompiste dans la station-service de ses parents.
Ici, vous ne verrez pas de tipis ni de chevaux.
La réserve c’est pavillons, mobile-homes et grosses autos.
Le pickup déglingué de son père s’approche dans l’allée,
Et Tom pousse son sac sous le lit pour bien le cacher.
Ce soir, son père ne s’affalera pas devant un match de Hockey,
Et ce n’est pas non plus la fameuse soirée karaoké.
Ce soir c’est l’une des raisons pour lesquelles Tom veut changer de vie
C’est samedi, et pour la tribu c’est soirée cérémonie.
À la sortie du quartier, dans un hangar désaffecté
Autour de son père, les anciens vont se retrouver.
Là, en essayant de répéter des chants qui n’ont jamais été écrits
Son père s’entêtera à faire croire qu’il communique avec les esprits.
Pourtant, Tom aimait bien les pow-wow quand il était plus petit.
Tout le monde lui disait comme ils étaient spéciaux, lui et sa famille.
Descendants privilégiés de la lignée des grands sorciers,
Eux seuls pouvaient entendre la nature et avec les esprits communiquer.
Petit Tom était toujours un invité d’honneur,
Et voir son père si important cela lui faisait chaud au cœur.
Mais en grandissant il du bien se confronter à la vérité :
Il n’y avait rien de mystique dans ces cérémonies et son père le savait.
La plupart des pratiques depuis longtemps oubliées,
Son père se contentait plus ou moins de les émuler,
Et pour donner le change, il a un truc pour subjuguer les foules :
Les soirs de cérémonies, son père rentre un peu plus tôt et il se saoule…
Depuis maintenant 4 ans c’est Tom qui conduit son père au hangar,
De peur qu’il n’ait un accident sur le chemin tellement il est hagard
Il voit maintenant ces cérémonies pour ce qu’elles sont vraiment :
Un rappel d’une harmonie perdue, d’un équilibre d’antan.
Mais pour lui cette pittoresque tentative de se souvenir, c’est clair,
Ça s’arrêtera en un delirium tremens avec la génération de son père.
Lui, il a d’autres attentes, il fait partie d’une autre génération,
Demain matin il prendra son sac et partira pour d’autres horizons.
Direction Montréal, Toronto, New York et puis la Californie,
À partir de demain c’est décidé, Tom change de vie.
L’enseignement du dernier shaman, nous n’en bénéficierons jamais,
Perdu ce savoir millénaire de l’équilibre naturel parfait.
Notre société y perd sa dernière chance de réapprendre le respect,
Mais bon, là-bas en Californie, une nième étoile est née…
Il achemine vos messages dans les coins les plus reculés.
Préface
Quand on est coursier, on voit de tout et on transporte de tout. Mais peu auront voyagé autant que celui-ci…
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Écrite en septembre 2010. Une histoire inspirée par une rencontre, un jour d’été dans un café d’Austerlitz, avec une mise à l’essai sur un thème particulier : du genre « t’es cap d’écrire un truc sur ça rapidement en moins de 15 000 signes ? ». J’avais la trame à mon retour à la maison et j’ai écrit ce texte dans la nuit, je suis comme ça, faut pas me chercher avec l’inspiration…
Un « je » narratif mêlant passé et présent permet d’entrer dans la peau du protagoniste. J’ai finalement soumis cette nouvelle et elle est parue dans le n°25 de «Reflets d’ombre ». Je vous l’offre ici :
Les « textes à voix » comme leur nom l’indique, trouvent toute leur valeur lorsqu’ils sont parlés, et donc écoutés. Les liaisons, les élisions et leur rythme en général risquent de ne pas être retranscrits correctement par une simple lecture. C’est sans doute paradoxal pour un texte écrit, mais c’est aussi ce qui fait toute la force de la tradition orale et contée.
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Un autre petit défi personnel : écrire en vers qui se terminent tous par la rime « -ère »
Terriens, terriennes je vous verse ces quelques vers
Pour avertir quel terrible destin sévère
Verra se terminer la version de notre hémisphère austère.
D’un revers nous flanquons tout par terre,
Sans envergure ni gouvernail, altérant la nature sursitaire,
Et traitant comme balivernes ses avertissements autoritaires.
Seul critère de verdure : le billet vert,
Seule convergence planétaire : le budgétaire.
Et si j’écris ces quelques vers, de Terre
C’est pour chercher quelque part dans l’univers
Quelqu’un d’assez sage pour nous faire taire,
Nous arrêter, avant de tout foutre de travers.
Humanitaires sans-frontière et contestataires
Conversent à couvert dans les documentaires,
Tandis que militaires, terroristes et diamantaires
Déversent leur perversion à découvert.
Le calvaire héréditaire des peuples tributaires
De terrifiants gouvernements totalitaires
Déterminera à terme l’élémentaire critère :
Le monétaire, seule valeur de conversion pour ses dignitaires.
Et si j’écris ces quelques vers, de Terre
C’est pour chercher quelque part dans l’univers
Quelqu’un d’assez sage pour nous faire taire,
Nous arrêter, avant de tout foutre de travers.
Et que dire des réfractaires éternels du progrès planétaire ?
Ces dirigeants dévergondés de nos monastères
Prêchant vertu du fond de leur presbytère.
Convertissant sans vergogne dans leurs baptistères
Une diversité de cul-terreux pervers,
Alors que leur magistère interdit toute pensée pamphlétaire
Par aversion d’un mouvement communautaire
Reléguant les pensées testamentaires au rang de croyances sectaires.
Et si j’écris ces quelques vers, de Terre
C’est pour chercher quelque part dans l’univers
Quelqu’un d’assez sage pour nous faire taire,
Nous arrêter, avant de tout foutre de travers.
À chaque poison sa solution, l’adultère et le maternelle, le commanditaire et le donataire.
Opposons altercation avec conversation, excédentaire à complémentaire,
Enterrement à éternité, et ministère avec paritaire.
Supprimons les malversations avec l’interrogation et le totalitaire avec l’égalitaire.
Confrontons le gangster au vertueux, l’autoritaire au volontaire,
L’interdiction à la subversion, et le parasitaire au libertaire.
Combattons le terrorisme avec consternation, le revolver à coups de caractère,
L’adversité avec détermination et l’austère avec du mystère.
C’est bien beau et cela semble parfait,
Mais moi je n’y crois plus, je suis démotivé.
Alors j’écris ces quelques vers, de Terre
Cherchant quelque part dans l’univers
Quelqu’un d’assez sage pour nous faire taire,
Quelqu’un pour nous servir notre dernier verre.
Anyway, enough of the past, I will have plenty of time to get back into it. Today is what matters, right? Because today I decided I was ready. Ready to learn the tricks of the trade for good, ready to improve, ready to get on my quest, one with a vengeance!
It’s on my way to Northshire Valley, thru Elwynn Forest, that I decided I should write it all in a journal. Crazy girl am I? Well, I do talk to myself, I do have nightmares, and I do kill people, so by your standards, I might fit the profile…
But hey, you have no idea what I have been thru, ok, so don’t judge me. Personally I obviously don’t think I am “crazy”. Paranoiac? Hell yes! Come on, let’s face it, we are surrounded. Scared? All the time. Border line? Sure… And that’s why I decided to write this journal. To keep me grounded, focused on the things to come, not on those that went.
See, that, right there… It was a lie, yeah, I do lie a lot. Sort of a… professional trait if you want. But that’s courtesy really, I mean you wouldn’t want to know the truth anyway.
So when I say “To keep me grounded, focused on the things to come, not on those that went.“ That’s not true. It has everything to do with the things that went.
TEN YEARS!! I’ve prepared myself, TEN FREAKING YEARS!! Oh I always wanted revenge, but I knew I was too young, too frail. So I made myself stronger, better, quicker. I got ride of those sentiments and remorse that were sugar-coating my soul. I prepared myself for the day where I will finally get out of my numerous hideouts and take the road. And that day has come…
Has I walked to Northshire Valley, I could still see your red and yellow eyes inside your green skulls, your fangs pointing out. I could still hear your so called “war scream” when you decapitated my father. Orcs! Filthy monsters, I did not forget you, I did not pardon you, and I will get back at you! One by one if I have to.
What do you think made me hold against the cold, the fatigue, the hunger, the fear? One and only thing: the image of your eyes when I will bend over your body, seeing the last of your breath coming out of your mouth. The delectable moment where you will realize that there is no “war god” waiting for you in the other side, that you will be all alone in the dark despair of your blackened soul for eternity.
Seeing that last glimpse fading out of you, that’s what really made me go on all this time. And now I am in the open. No more caves, no more holes for me. I won’t be a victim anymore; my journey to you begins now.
Laugh all you want, Orcs and horde alike for that matter! I’ll make you smile even wider when my blade will cut you a new mouth, ear to ear style.
I won’t lower myself to your standards, however. I will not kill peasants and lumberjacks, children and families… But you, lieutenants, captains, generals… You, soldiers of my rank, I’ll get, sooner or later you will perish by my blade.
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