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Prochains concours & AT

Le meilleur des deux mondes ?

Publié par Kanata le 14 avril 2012

Je passe aux aveux

La précédente série d’articles était un pur, long moment de diversion… procrastination classique avant de me lancer dans « L’envol ». Je l’avoue volontiers ; c’est mon comportement classique !

Au moment de « Forfait illimité* », j’avais dépoussiéré ma méthode de conception de romans. Pour « Marqueur 26 », j’avais concocté une série sur les corrections. Pour « L’envol », j’ai revisité ma méthode de conception de scénarios…

C’est que… procrastiner pour ne rien faire, je ne peux pas ! J’ai besoin d’être productif. Donc je me lance toujours dans un projet connexe, certes, mais qui va me servir pour mon VRAI projet (concevoir FI correctement, corriger M26 avec panache…)

Bien sûr, vous me direz : « C’est bien beau, mais le rapport entre concevoir un scénario et te lancer sur ton nouveau manuscrit… c’est tout de même un peu tiré par les cheveux… »

Et en apparence, vous n’auriez pas tort… Cependant, ce serait sans compter sur mon machiavélisme inné. Cette dernière série, outre son intérêt pour les scénaristes, me sert de tremplin pour autre chose…

Et si, entre conception scénaristique et littéraire, il existait un hybride utilisant le meilleur des deux mondes ? C’est ÇA qui me turlupine depuis que je me suis penché sur « L’envol ». Des visions trop graphiques pour un bouquin, une psychologie trop complexe pour un film… Il ne m’en fallait pas plus pour me disperser un temps et suivre cette pente hasardeuse.

 Des différences fondamentales Lire la suite de cet article »

Corriger un roman en 4 temps, 8 mouvements – Corrections en masse

Publié par Kanata le 23 juillet 2011
Ceci est l'article 6 sur 6 de la série Corriger un roman en 4 temps, 8 mouvements

J’espère ne pas vous avoir découragé. De toute évidence vous passerez plus de temps à corriger votre roman qu’à l’écrire. C’est ça la vie d’auteur : persévérance et pugnacité !

Bien sûr je vous ai illustré le tout avec MA façon de faire, s’il vous faut six jets pour en arriver là, ce n’est pas un problème (ne vous faites pas l’illusion quant à pouvoir le faire en une seule passe cependant…) Chacun sa manière, du moment qu’au bout du chemin votre manuscrit et proprement corrigé sur le FOND et sur la FORME.

Évidemment, Nikos et Mich nous ont prouvé tout le contraire… Apparemment vous pouvez tout ignorer de ces quelques conseils et faire éditer votre premier jet tel quel… C’est tentant, et si vous croyez au miroir aux alouettes, allez-y, essayez. Pour les autres – qui ne s’appellent pas Nikos et n’ont pas fait de barbecue avec Mich le week-end dernier –, voici un petit résumé, avec bien sûr la fiche récapitulative promise pour vous épauler. Lire la suite de cet article »

Corriger un roman en 4 temps, 8 mouvements – Le quatrième jet

Publié par Kanata le 22 juillet 2011
Ceci est l'article 5 sur 6 de la série Corriger un roman en 4 temps, 8 mouvements

Que ce soit pour une publication sur un webzine, dans un fanzine, un recueil, en ebook, ou en bon vieux livre papier, je vous souhaite d’arriver à ce dernier jet.

 

Les ajustements éditoriaux

Que ce soit la taille, certains passages, certains personnages, ou simplement des corrections que vous auriez manqués, vous recevrez quelques consignes professionnelles. Soyez à l’écoute, il y a beaucoup à apprendre, surtout si c’est votre première fois. Un bon professionnel devrait discuter avec vous de votre texte, ne vous braquez pas, soyez réceptif. Vous connaissez votre texte mieux que lui, certes, mais il sait mieux que vous comment le vendre… À vous de voir…

Dans le cas de Nikos, on ne saura probablement jamais ce qui s’est réellement passé. S’est-il braqué et opposé au moindre changement de la part de son éditeur, Mich FALLEON ? (peu probable, vu que sans même critiquer le style et le verbe de Nikos, il y avait, comme nous l’avons vu, de simples erreurs objectives à corriger, rien qui justifie un refus, au contraire). Ou bien Mich était-il malade, pressé, peu enclin à faire relire le manuscrit par un comité de lecture ou des correcteurs professionnels ? A-t-il signé le B.A.T (Bon à tirer) sous la menace ? Mystère… Mais normalement, vous serez soumis à une relecture scrupuleuse et quelques ajustements, contrairement à Nikos.

Dernière relecture corrective

Après les ajustements éditoriaux effectués – qui ont pu jouer sur tous les fronts du texte –, il est capital de faire une dernière passe de relecture corrective du fond et de la forme. En effet, les petits ajustements ont pu changer la dynamique de certaines scènes, supprimer des objets utilisés ensuite, changer le temps, le genre ou le nombre de certains sujets… Bref, il est de bon augure de corriger les corrections et s’assurer que le tout est bien cohérent dans sa version finale. — Qui sait ? Peut-être que le roman de Nikos est victime d’avoir simplement manqué cette phase ? Il était tout bien ficelé, corrigé, ajusté… Mais personne n’a fait une dernière relecture alors qu’un malencontreux coller/copier avait remplacé la version finale par le premier jet…

Mon avis de lecteur :

Je m’attends à ce que l’éditeur ait recadré les éventuels manques de l’auteur de manière à ce que le produit fini soit exempt de fautes grossières. Je vais tout de même débourser autour de 20€ pour une première édition. Que l’histoire ou le style ne me plaisent pas, c’est le jeu, mais qu’il y ait des fautes et du travail à moitié finit ? Non !

Mon avis d’auteur :

Certes, après tant d’efforts, on a envie de crier « touche pas à mon texte ! » à la moindre idée de changement. Mais il faut savoir rester humble. Si vous êtes arrivé là, vous ne devriez pas avoir besoin de défendre votre texte, il se défendra de lui-même. 😉

On se retrouve pour la conclusion de cette série dans le prochain article.

Corriger un roman en 4 temps, 8 mouvements – Le troisième jet

Publié par Kanata le 17 juillet 2011
Ceci est l'article 4 sur 6 de la série Corriger un roman en 4 temps, 8 mouvements

Bon, ça y est ? L’histoire fait du sens, tous les éléments collent ? Bien sûr vous aurez eu à cœur de vérifier la force et la psychologie de vos personnages, portent-ils bien le récit ? Alors assez logiquement, après le fond il faut maintenant se pencher sur la forme. Cet article sera un peu long, il y a beaucoup à dire. 😉

Mais tout comme la série d’articles de conception, je vous concocterai une fiche récapitulative condensée. Ce n’est pas par altruisme, je mets juste mes outils de travail à jour. 😛

 

La phase de réécriture corrective de la forme

Tout comme pour le fond, revenons un instant sur la définition du concept de « forme » : la FORME est un peu le contraire du fond. Dans un roman elle regroupe tout ce qui a trait à la syntaxe. À l’opposé du fond, la forme est donc majoritairement objective (je rassure les artistes, il vous reste du champ libre en ce qui concerne « le style »). Les règles et références en sont nombreuses. Sa correction est la marque d’un auteur qui maîtrise ses outils. – ou à défaut qui saurait s’entourer de collaborateurs capables de le corriger convenablement, n’est-ce pas Nikos ?

La forme :

« Les moyens techniques mis en œuvre pour transmettre les idées (le fond) »

  • Forme « stylistique »
    • Le genre du texte
    • Le type de vocabulaire & champs lexicaux
    • La structure de l’ensemble ou des parties
    • Les figures stylistiques & syntaxiques
    • Le rythme & la tonalité
  • Forme « technique »
    • La typographie
    • La ponctuation
    • La conjugaison des verbes
    • La grammaire
    • L’orthographe
    • etc.

Si le style est bien évidemment subjectif et à votre entière discrétion, je ne saurais résister à l’envie de vous mettre en garde. C’est un mirage qui attire beaucoup d’auteurs débutants. Dans le contexte du roman de fiction, le plus important est le FOND, puis la FORME « TECHNIQUE » et en dernier la forme stylistique… Autrement dit : avant de « trouver votre voix », assurez-vous de savoir raconter des histoires clairement et proprement. Après tout, un peintre, avant de choisir son école de peinture, se doit de maîtriser sa toile, ses pinceaux, sa gouache, ses mélanges, ses couches et sous-couches… Un musicien se frotte au solfège, la pratique de son instrument et aux répétitions avant de choisir le style de ses solos endiablés… Pourquoi serait-ce différent pour un auteur ? Lire la suite de cet article »

Corriger un roman en 4 temps, 8 mouvements – Le deuxième jet

Publié par Kanata le 12 juillet 2011
Ceci est l'article 3 sur 6 de la série Corriger un roman en 4 temps, 8 mouvements

Pour ceux qui suivent ce blog, vous aurez sans doute noté que je ne suis pas du genre à prendre ouvertement parti sur des sujets polémiques, je reste plutôt neutre. Je revendique ce droit. D’une part nous sommes sur des sujets d’ordre artistiques et je trouve naturel de ne pas avoir des avis tranchés à la hache, d’autre part, je suis un gars très ouvert d’esprit dans la vie courante. Dans cet article vous me verrez sous un nouveau jour. Je vais prendre parti, et pas qu’un peu ! Après tout, dans les lignes qui suivent, nous allons vraiment toucher le fond…

 

La phase de réécriture corrective du fond

Il est peut-être nécessaire de revenir sur des concepts de base : le FOND, c’est quoi ? Dans un roman, le « fond » regroupe tout ce qui a trait au récit lui-même, à l’histoire. Évidemment le degré d’objectivité est plutôt réduit puisque l’on est dans l’ordre des idées. Il reste cependant quelques aspects 100% objectifs concernant le fond, et qu’il est CAPITAL de corriger – n’est-ce pas Nikos ?

Le fond :

« Ce qui constitue le contenu, la matière, l’essence d’une œuvre, s’opposant à la forme. »
« L’idée et les thèmes que l’auteur développe dans son texte »

  • Le sujet du texte, son propos
  • Les idées / thèmes principaux et secondaires qui y sont développées
  • Les images fortes (symboles, archétypes, stéréotypes) qu’il véhicule
  • Les préoccupations idéologiques et esthétiques
  • La représentation de « l’univers » créé par l’auteur (monde / époque)
  • La cohérence du récit
  • La crédibilité des personnages et de leurs actions
  • etc.

Comme discuté au début de cette série d’articles, je ne vise qu’à mettre en évidence la correction des points objectifs. En ce qui concerne le fond, ils sont mis en évidences dans la liste ci-dessus.

Exemples : Lire la suite de cet article »