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Musiques d’ambiance

Publié par Kanata le 16 juin 2012

Pour ceux qui suivent, vous avez déjà une bonne idée de l’importance de la musique dans mon processus de création. Pour les autres… Ben vous le découvrez 😉

En bon informaticien, j’ai l’habitude de mutualiser mes ressources. Les astreintes du dernier mois m’ont peut-être interdit toute charge d’écriture. Mais j’en ai profité pour réviser mes playlists, écouter de la musique, chercher des morceaux…

Mission accomplie, et je partage avec vous quelques pistes qui vont rythmer l’Envol : (le premier « titre » est personnel, c’est ainsi que je ressens les sensations liées au morceau. chacun son classement, pour moi… c’est clair et précis 😉 )

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  • « L’éveil des sens ». Dans ma tête c’est un passage difficile pour la protagoniste, un point culminant où elle doit apprendre à évoluer, accepter et se contrôler. Il est incarné par «First Class » de Henry Jackman, titre de la BO de « X-Men: First Class »

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  • « Claire’s song » (je ferais attention aux anglicismes dans le manuscrit, c’est promis, mais là, ce n’est pas une phase où je me préoccupe trop de cet aspect, il est juste important que j’identifie bien les impulsions). Le titre qui m’inspire la psyché profonde de la protagoniste est «Wonderwall », adaptation par Ryan Adams du succès éponyme du groupe Oasis (dont l’originale ne me fait que peu d’effet…)

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  • « I am under your spell ». Cette musique s’est imposée d’elle-même à la première écoute comme support de la révélation la plus bizarre de cette préparation. Un trait de caractère que je n’ai pas su anticiper, mais qui s’est imposé de lui-même, c’est Heidi, second rôle important qui en prend la charge, et c’est «Blue Jeans » de Lana Del Rey qui le fait circuler entre mes neurones.

 

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  • « The guardian ». Calme, sérénité, et tempête dans le même morceau… une musique sans concession, comme celui qu’elle incarne dans mon esprit dérangé où un véritable massacre, à la fois beau et macabre, se déroule au son de «Sowing Season (Yeah) » du groupe Brand New.

Voilà… Il y a bien sûr d’autres morceaux, nouveaux ou compagnons fidèles, mais ces quatre-là sont vraiment estampillés « L’Envol ».

Maintenant, voyons voir :

  • Préparation => Checked !
  • Plan => Checked !
  • Obligations professionnelles terminées => Checked !
  • Musique => Checked !
  • Journée ciné => Checked ! (C’était hier 😉 )
  • Course => Checked ! (C’est demain et régulièrement si cette *!#$ de tendinite me lâche)

Je reconnais cette odeur suave portée par ce vent qui souffle du large… Je suis prêt !

 

Le meilleur des deux mondes ?

Publié par Kanata le 14 avril 2012

Je passe aux aveux

La précédente série d’articles était un pur, long moment de diversion… procrastination classique avant de me lancer dans « L’envol ». Je l’avoue volontiers ; c’est mon comportement classique !

Au moment de « Forfait illimité* », j’avais dépoussiéré ma méthode de conception de romans. Pour « Marqueur 26 », j’avais concocté une série sur les corrections. Pour « L’envol », j’ai revisité ma méthode de conception de scénarios…

C’est que… procrastiner pour ne rien faire, je ne peux pas ! J’ai besoin d’être productif. Donc je me lance toujours dans un projet connexe, certes, mais qui va me servir pour mon VRAI projet (concevoir FI correctement, corriger M26 avec panache…)

Bien sûr, vous me direz : « C’est bien beau, mais le rapport entre concevoir un scénario et te lancer sur ton nouveau manuscrit… c’est tout de même un peu tiré par les cheveux… »

Et en apparence, vous n’auriez pas tort… Cependant, ce serait sans compter sur mon machiavélisme inné. Cette dernière série, outre son intérêt pour les scénaristes, me sert de tremplin pour autre chose…

Et si, entre conception scénaristique et littéraire, il existait un hybride utilisant le meilleur des deux mondes ? C’est ÇA qui me turlupine depuis que je me suis penché sur « L’envol ». Des visions trop graphiques pour un bouquin, une psychologie trop complexe pour un film… Il ne m’en fallait pas plus pour me disperser un temps et suivre cette pente hasardeuse.

 Des différences fondamentales Lire la suite de cet article »

Le repos du guerrier

Publié par Kanata le 20 décembre 2011

Il est une légende, celle du repos du guerrier. Un joli conte sur le retour du guerrier à la maison après une longue absence, une guerre sans fin. Le temps pour se ressourcer, pour reprendre des forces.

Après avoir bouclé mon 3e jet de « Marqueur 26 » et en l’attente de tous les retours pour une passe finale avant prospection, qu’ai-je donc fait ? Acheter des pantoufles ? Fumé un bon cigare ? Ouvert une bonne bouteille ? Allumé la télé ? FAUX !

J’ai enquillé mon dernier voyage d’affaire en Allemagne, démissionné, je prépare mon nouvel emploi, et… Ha ! oui, j’ai passé toutes mes nuits sur le 4e jet de « Forfait illimité* ». Comme je le disais plus haut : le repos du guerrier, c’est un conte… une histoire… et puis, je ne suis pas un guerrier 😉

Alors oui, « Forfait illimité* » est lui aussi en phase finale désormais, après 1 an de repos. J’en suis à 85%, c’est-à-dire qu’il me reste la dernière relecture.

Ce n’est pas du masochisme, c’est même mûrement réfléchi… Je ne pars pas à la pêche aux éditeurs avec un projet de premier roman. Mais avec deux romans aboutis déjà terminés. J’ai beaucoup appris en corrigeant M26, et j’ai tout simplement utilisé mon élan pour en faire profiter FI.

J’ai hâte d’en finir, je dois l’avouer. Pas parce que c’est dur, pas parce que je ne peux plus voir ces deux textes, mais parce que j’ai des scènes plein la tête et des fourmis aux doigts. Je connais les symptômes, je sais ce que cela veut dire… 2012 sera peut-être la fin du monde, mais pas l’année du repos du guerrier…

 

10 étapes pour concevoir un roman de fiction – ÉPILOGUE

Publié par Kanata le 28 mai 2011
Ceci est l'article 12 sur 12 de la série 10 étapes pour concevoir un roman de fiction

Je n’ai qu’un conseil à vous donner, une fois n’est pas coutume : ne faites pas ce que j’écris, faites ce que je fais…

Pour «forfait illimité* », je ne suis retourné à cette méthode qu’à la moitié du récit. Pour «Marqueur 26 », un bon quart existait déjà sous forme de roman-feuilleton avant que je ne décide de le convertir en roman et ne commence à gribouiller ma petite phrase de l’étape 1.

Je ne passe pas forcément le temps indiqué pour chaque étape, j’en « bâcle » même quelques-unes. Allez-y, butinez, grappillez ce qui vous est le plus utile. Je ne vois que 2 raisons de « suivre religieusement » les étapes :

  1. C’est votre premier projet de roman. Évidemment si vous passez du court métrage (la nouvelle ou le poème) au long métrage (le roman), ou si c’est tout simplement votre première incartade dans l’écriture, dans ce cas les gardes fous vous seront d’autant plus utiles.
  2. Vous êtes perdu… Que ce soit parce que vous n’avez plus écrit depuis longtemps, ou parce que vous n’êtes plus au centre de cette zone de création qui vous guide habituellement, le doute peut vous faire renoncer… Dans ce cas, vous focaliser sur la méthode peut être le rocher salvateur dans la tempête, le moyen de tenir en attendant une accalmie.

Le tiercé gagnant

Comme pour les courses de chevaux, il y avait 10 étapes au départ, je vous livre ici mon tiercé gagnant :

  1. Le plan => C’est mon outil principal durant l’écriture, il me permet de suivre ma progression, et surtout, le soir, de rapidement me replonger là où j’en étais sans avoir a relire systématique le ou les chapitres précédents. Un simple coup d’œil à la dernière scène me permet de resituer l’action. Les notes pour la scène à venir de déclencher mes idées et mon inspiration. Et en cas de besoin pour la cohérence, je peux juste retourner en arrière dans mon tableau pour vérifier vite fait un point ou un autre.
  2. Les fiches de personnages => Ma bible. Elles me permettent de replonger en un clin d’œil dans la psychologie des protagonistes, de me remémorer leurs petites manies, leurs signes caractéristiques, leur physique, leur accoutrement, etc…
  3. Le synopsis complet => Si j’ai été obligé d’arrêter l’écriture pour un petit moment, il me permet de me rafraîchir la mémoire sur l’atmosphère, et couplé au plan, de repartir au plus vite sans nécessairement devoir relire tout ce qui est déjà couché sur papier.

La beauté de la chose

Pour moi l’intérêt est de pouvoir travailler, et surtout progresser un peu chaque jour aussi bien pendant la conception (une phrase par ci, un paragraphe par-là, une fiche de personnage à la fois…) que pendant l’écriture (écriture scène par scène et suivi avec le plan). C’est bien plus motivant quand on visualise sa progression sur un cadran plutôt que d’être dans le flou total, et la segmentation se prête à « optimiser » mon temps voué à l’écriture. (Encore une fois, si j’étais écrivain à temps plein, où pouvais mener un projet d’une traite, il serait peu probable que j’agisse de même).

Et la durée dans tout ça ?

Tous les temps (en bleu) sont purement indicatifs, et surtout une limite supérieure à ne pas dépasser. Je pars du principe que 1j = 7h et 1s = 35h (mais n’allez pas vous imaginer qu’écrivain est un boulot de bureau relax.) Il va de soi que la première fois on prend plus son temps, on cherche ses marques. Par la suite on avance plus vite.

À l’heure actuelle, je tourne à un peu moins de 100h pour achever le plan. Mais structurer augmente ma cadence d’écriture de l’ordre de 33%, donc pour vous donner un ordre d’idée, je me suis rendu compte que jusqu’à 300 000 signes l’investissement n’en valait pas forcément la chandelle. À 300 000 cela s’équilibre (avec le bénéfice ajouté d’une  bien meilleure cohérence) au-delà de 300 000 c’est tout bénéfice… pour « Forfait illimité* » et « Marqueur 26 » c’est par exemple 75-100 h de gagnées, et cela juste pour le premier jet… parce qu’en générale la première réécriture est elle aussi grandement réduite.

Et après ? (ou avant, ou même pendant)

Cette série d’articles ne couvrait volontairement que la conception scénaristique. Ce n’est pas suffisant pour écrire un livre bien sûr, mais c’est une grosse partie. D’autres points capitaux mériteraient d’autres séries, qui sait, je m’y pencherai peut-être…

Les recherches :

Quelles soient quasi nulles (vous maîtrisez déjà le sujet), partielles (juste besoin de vérifier des dates, lieux, architectures, etc…), ou longues et fastidieuses (vous devez apprendre un sujet complexe), décidera si vous devrez les entreprendre avant, pendant ou après la phase de conception.

L’écriture :

Les problèmes de genre, styles, syntaxes, vocabulaire, grammaires, lourdeur des phrases, etc… c’est définitivement la phase suivant la conception.

L’édition :

La préparation de votre « dossier », la prospection des éditeurs, c’est aussi après la conception et après l’écriture. Ne cherchez pas un éditeur avec un produit qui n’est pas à 110% fini. À noter que votre synopsis court, avec un petit travail de réécriture pour le passer en bon français, sera parfait pour le « synopsis » parfois demandé par certains éditeurs. Lire la suite de cet article »

10 étapes pour concevoir un roman de fiction – ÉTAPE 10

Publié par Kanata le 27 mai 2011
Ceci est l'article 11 sur 12 de la série 10 étapes pour concevoir un roman de fiction

L’étape 10 – Premier jet (1h/p)

La partie « conception » est maintenant terminée. Nous entrons dans la phase « écriture », cette étape – comme la première – est la plus facile à dévoiler pour moi puisqu’elle se résume en un mot : écrivez !

Entre le « rêvez ! » de la première étape et le « écrivez ! » de la dernière vous avez maintenant une structure et surtout un plan. Appuyez-vous sur ce dernier pour vous lancer et suivre votre progression. Selon l’inspiration, vous pouvez tout à fait écrire les scènes dans le désordre selon votre humeur et votre temps.

Il y aurait évidemment bien des choses à dire sur la phase d’écriture elle-même, mais ce n’est pas le propos de cette série d’articles qui se concentrait sur la conception… peut-être plus tard dans une autre série… pour le moment, je dois vous laisser et aller écrire 😉

N’oubliez pas de jeter un œil sur l’épilogue de cette série, je ne manquerai pas d’y placer les modèles de documents et quelques commentaires additionnels basés sur mon usage personnel de la chose. Lire la suite de cet article »